mercredi 2 avril 2008

Atlas shrugged and Sisyphus... shirked


Raindrops on the Cape Daisy, Osteospermum hybrid

Pour la version française, ayez la gentillesse de naviguer en bas.

I love another of its common names, too: Blue-eyed Daisy. It's also called African Daisy, being native to Africa and Arabia. Like so many flowers, this one is a lesson on color combinations in the garden, with the deep-blue disc florets touched with the beginnings of its complement in the saffron yellow pollen they will release, set against the blue-tinged purple petals. Unerring and tasteful nature tells us all by herself what colors marry well together, if you look at her individual species carefully enough.

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Sam came through the door today in great high spirits. I was astounded, since at the dinner table late last evening, I delivered one of my sermons on the value of hard work and caring enough to bother, as well as the value of sparing one's teachers those long faces of boredom, and suffering and seething resentment for that last grade. If you're happy and you know it, clap your hands! Audouin sat through it in rapt and respectful silence, willing me to be done with it for everyone's sake.

But, there he was, delighting in Baccarat's mere existence, a dog, waiting for him at the panes of the window in the French door. Rapide was there, too, but she just doesn't manage to enrapture anyone.

"Hi, Sam! How was your morning?" I thought I had convinced him of the near hopelessness of his situation with his teachers, and tried to sound extra-light.

"It wasn't too bad. None of my teachers yelled at me today," he practically chirped. The resilience of youth, and its corollary, the failure to estimate and understand the consequences!

"Um, you might want to look at your report card."

"Later, Mom. What's for lunch? I'm starving." At least someone still has an appetite.

"Leftover fajitas," I told him as he poured a bowl of Frosted Flakes and headed for the milk, "And you really should read your report card for yourself." He got a spoon, stuffed his mouth with sugar-covered flakes and opened the folded pieces of paper; someone at the school has the job of folding the sheets of paper into quarters to fit in the little square envelopes.

"'Some progress shown, although not yet enough,'" he read while chewing as nosily as Rapide, "That's not too bad! Math, 8. That's a lot better [graded out of 20], and I know I can improve that. Hm, oh, that's bad. History." And so it went, through the list of classes. Overall, he was fairly pleased with himself. I suppose that's good, somehow. Atlas had to shrug.

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While I solved the latest computer catastrophe this morning, (corrupted profile in the web browser, victim of Monday's Trend Micro renewal in French on an English operating system, I think), it began to rain. Not hard enough that I couldn't very well put on my boots and get out there and put down grass seed, but I went to bed too late. Daylight Savings Time has just taken it out of me. Seriously, Audouin and I are both failing to drag ourselves back an hour and get with the clock, so when you go to bed too late, you really go to bed too late because the alarm clock knows what time it really is and rings at 7 AM, ready or not. Sisyphus shirked.

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Yesterday I went to the most overpriced art supply and framing store of which I could think -- the only one of which I could think in Mantes that would absolutely have what I wanted -- and indulged in, splurged on a Derwent colored pencil shopping spree. 40 colors, some half of which are Aquarelles, meaning they bleed out when you wet them. I was so excited to color in my garden sketches, well, sketch -- I need to make more for the garden on which I am working -- and now I am just sleep-y. And shirked again.

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français

J'aime beaucoup un autre de ses noms communs en anglais (hélas, il n'y en a pas en français): Blue-eyed Daisy, ou Marguerite aux yeux blues. On l'appelle l'African Daisy, ou Marguerite d'Afrique, car il est originaire de l'Afrique et de l'Arabie. Comme autant de fleurs, celle-ci sert de leçon sur le bon mariage des couleurs dans le jardin, avec ses florets du disque central en bleu-profond touché du jaune safran du pollen contre les pétales violettes. La nature, ni ne se trompant ni de mauvais goût jamais nous démontre les couleurs qui s'associent bien si seulement on regarde avec attention.

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Sam est rentré de bonne humeur. Je fus étonnée car je lui ai fait l'un de mes grands sermons interminables à table tard hier soir sur la valeur du travail et le fait de vouloir réussir suffisamment pour se donner la peine de le faire, sans oublier le mérite d'épargner ses profs ses têtes souffrantes, misèrables et rageuses à cause de la note reçue dernièrement ou l'engueulade subis sûrement très injustement et sans aucune provocation. Audouin écouta dans un silence total, passionné et respectueux, désirant seulement que j'en finisse pour le bénéfice de chacun présent.

Mais, Sam fut là à midi, prenant une joie folle dans la simple existence de Baccarat, une chienne, et sa présence à la porte, l'attendant, trouffe contre le petit carreau. Rapide fut là aussi, mais elle a moins de force d'émouvoir, la pauvre.

"Salut, Sam! Comment s'était passé ta matinée?" J'avais pensé l'avoir convaincu du désespoir de sa situation avec ses profs, et j'essayais de prendre l'aire gaie.

"Pas trop mal; aucun de mes profs ne m'a engueulé," répondit-il. Ah! La force d'esprit de la jeunesse, et son corollaire, l'impossibilité d'estimer et de mesurer des conséquences de ses actes et de ses attitudes.

"Tu voudrais, peut-être, voir ton bulletin scolaire."

"Plus tard, maman, qu'est-ce qu'il y a pour le déjeuner? Je crève la dalle." Il crève la dalle, et je crève tout court. Il y a au moins un qui a toujours de l'appétit.

"Des fajitas de hier soir," je lui répondis le temps qu'il se versa un bol de céréale et alla chercher le lait, "et tu ferais bien de lire ton bulletin scolaire pour toi-même, maintenant." Il prit une cuillère du tiroir, remplit la bouche de flocons sucrés et déplia les feuilles de papier; quelqu'un à l'école a l'heureux travail de soigneusement plier les bulletins scolaires en quatre afin de les mettre dans les petites enveloppes carrées.

"'Des progrès, même si toujours pas suffisants'," il lit, mâchant la bouchée de Frosties aussi bruyamment que Rapide avec son os, "ça c'est pas si mal que ça! Mathes, 8. Hé, et là je peux m'améliorer encore. Ouf, ça c'est pas bien, histoire. Aie." Et ainsi de suite jusqu'à la fin de la liste des matières. En général, il semblait plutôt content que plombé. Je suppose que c'est bien ça. Atlas a du hausser les épaules.

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Le temps que je travaillais sur le dernier crise d'informatique (cette fois-ci, un dossier corrumpu dans le profil du browser d'Internet du probablement à une incompatabilité entre une version française de Trend Micro Internet Sécurité et Windows en anglais -- quel gaspillage de temps, mais je n'arriverai plus à fonctionner sans ordinateur et Internet.), de laquelle il me semble en avoir une par jour au moins, il s'est mis à pluvoir. Pas aussi fort que je n'aurais pas pu mettre mes bottes et allez semer la première terrasse, mais je me suis couchée trop tard. Nous n'arrivons à nous remettre du changement d'heure ce week-end. Sérieusement, c'est ridicule, mais nous avons tellement de mal à nous y mettre, alors quand nous nous couchons tard, c'est vraiment trop tard car la réveille n'a pas ce mal pour sonner à 7 h 00. Sisyphe s'est soustrait.

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Hier je suis allée faire une folie dans le magasin des matériels d'art le plus affreusement cher de Mantes, et le seul auquel je pouvais penser et où j'étais sure de trouver ce que je voulais: des crayons de couleur Derwent. Une quarantaine, dont la moitié sont des Aquarelles, et une fortune! J'étais tellement pressée de colorier mes esquisses (bon, un seul, mais j'en ai d'autres à faire) du jardin sur lequel je travail en ce moment mais j'ai tellement sommeil cet après-midi. Sisyphe se soustrait à nouveau.

Et écrire en français pour quelqu'un qui l'appréciera, j'espère!

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