lundi 21 avril 2008

Ouf, c'est fait, mais pourqoui cette petite déprime après un grand éffort? Ou le gazon en France resemble au gazon aux States


Les nouvelles pousses d'herbe
dans le gazon

For the English version, please scroll down.

Je sais que la photo est nulle et sans aucun intérêt, comme la plupart des photos du bébé pour tous sauf ses parents, mais ce sont les plus belles des choses pour moi tellement je m'attache à cette idée d'un gazon uniforme, émeraude, luxueux (à chacun son goût!).

Je les vis l'autre jour pour la première fois, mais seulement du côté là où je répandis un mélange du fumier et de la terre végétale, et pas du côté où je ne couvris les graines que du fumier. Je fus dans un panique d'angoisse ces derniers jours me disant que je les brûlai vives avant qu'elles naissent en gazon. Dans les moments sains et rationaux, je me dis que tout irait bien. Je mis certainement une couche plus généreuse dans cet endroit là.

Et bien, des pousses d'herbe se trouve partout aujourd'hui. Vaux mieux ne pas se raconter d'histoires de cauchemar avant. La Patience -- et La Confiance -- devrait toujours régner!

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Les renovations

Très brièvement, nous allâmes à la banque samedi matin pour notre rendez-vous avec Madame Morel pour nous mettre d'accord sur le montant et les termes du prêt. Comme dit Madame Morel, Audouin fut entouré par deux femmes et ce fut une très bonne chose car je pense que nous l'encourageâmes à faire la bonne affaire.

Il pensa qu'il serait mieux de prendre l'argent d'un compte d'investissement à petit taux chez ING et baisser la somme à imprunter, mais j'argumentai que les taux sont bas en ce moment, nous pourrions garder l'argent dans un compte d'épargne à un taux un peu plus élevé comme un coussin, utiliser une partie pour le garage et garder le reste pour rembourser le prêt plus rapidement si nous le voudrions, par exemple pour baisser le capital dans le cas ou le taux monte du son présent 4,6% vers le plafond de 6,6%, ce qui n'est pas arrivé pour la maison depuis qu'il négocia ce prêt en 2002. Le taux peut baisser jusqu'à 2,6%.

Madame Morel mit le coup de grâce proposant de rajouter une clause renonçant aux pénalités habituelles imposées sur le remboursement hâtif, et vendredi prochain je la revoie pour finir le tout.

Monsieur Aubrun m'appelle au courrant de la semaine pour préciser la date prévue pour le début des travaux.

C'est bientôt parti!
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La presentation

Elle eut lieu hier soir. Audouin m'attendait tout l'après-midi, en même temps qu'il attendait un coup de fil de ses deux derniers, qui décidèrent vendredi de ne pas venir ce week-end dans un petit chantage. Je sais qu'il a raison quand il dit qu'ils sont maux, mais nous ses proches reconnaissons un chantage quand nous le voyons. D'ailleurs, il est généralement pratiqué par ceux qui sont maux et pas par ce qui sont bien dans leur peau et dans leur esprit.

Nous partîmes en moto, mes grandes planches de carton mousse couvertes de croquis et de photos de plantes proposées protégées dans un grand sac en plastique du Fnac gardé d'un noël ou un autre. Il eut raison d'insister qu'il serait mieux de prendre la moto en raison de la rentrée à Paris du week-end, surtout grâce aux travaux sur l'autoroute. En moto, nous pouvons passer entre les files du gauche et du milieu au lieu de rester au pas derrière la voiture devant pour des kilomètres et des kilomètres.

Le long du trajet jusqu'à Saint-Germain, j'essayai de rester positive. Je fus préparée, j'eus une idée à présenter qui tenait la route, et de toute manière ce fut sur et certain qu'ils n'allaient pas tout accepter. Je le savais. Notre amie avait été suffisamment claire dans sa description de ce qui le va et qu'elle aime que pas mal de choses furent sûrement superflues. Pourquoi les proposer donc? Bonne question.

Un fois arrivée à nouveau dans le jardin, certaines choses me paraissaient plus claires et évidentes. Qu'il est petit! Grand doute, angoisse. Veuillez boire quelque chose? La conversation générale. Il est temps. Sure que j'allais les mettre sur le cul, et pas comme j'aurais souhaité, je cherchai les planches et me lançai.

La réponse me dit que le projet fut douteux à leurs yeux. Personne ne inspira un grand souffle d'émerveillement. Plutôt de surprise et de choque. Ca va. Il fallait beaucoup d'explications, et les changements souhaités ne me surprirent de tout. Une pergola saute. Faute d'être trop "sophistiquée". Une autre semble pouvoir rester habiller son coin, mais attention à ne pas présenter un dessin trop élégant. Une terrasse sera remplacée par la continuation du gazon autour du basin, à part une bordure en dalles derrière pour éviter d'être obliger d'exécuter une tonte de gazon périlleuse pour les quelques plantes qui se trouveront là. Un arbre, le partenaire dans une paire proposée, saute aussi. Je croquai rapidement avec eux, et le résultat me plait.

Je pus dire en toute honnêteté que l'idée de continuer le gazon et de rester dans les plantes style jardin anglais au lieu de jardin méditerrané ensoleillé avec la lavande, thym, romarin qu'elle n'aime pas, bien que ces plantes participe énormément dans l'histoire du jardin anglais romantique, ne me pose aucun problème car j'avais exploré une autre solution plus proche à ce qu'elle voudrait et qui me plaisait autant, mais je me sentais obligée de proposer ces grands classiques du jardin aromatique. Alors, cela serait plutôt les herbacées et d'autres plantes aromatiques qui lui plaisent plus pour la cuisine et leur style de végétation.

Ayant préparé de grandes planches couvertes des images des plantes dans le petit document les détaillant que je leur préparai et laissai fut une grande aide car elle put dire, "Ces plantes là sont celles que je préfère le plus. C'est génial car c'est comme je peux choisir les plantes." Ici, elles furent associées les unes à côté des autres, de leurs partenaires associés dans le futur jardin.

"C'est [pause] très professionnelle," remarqua-t-elle en se levant à la conclusion de l'affaire.

"C'est le résultat d'une vingtaine d'années comme architecte." Je me sentis un peu gênée pourtant. Je pense que ce fut la pause. Comme si une présentation moins réfléchie et plus rustre les aurait mis plus à l'aise, mais Audouin m'assure que non. Il assista à cet évènement, et il m'aida même parfois, proposant de petites remarques sensées de les soulager dans leur esprit, genre, "Tu sais, vous pouvez toujours rajouter cela si vous trouvez plus tard que le sentiment qu'il fut nécessaire prouve juste." J'en étais ravie.

Je ne peux pas dire qu'il me félicita exactement une fois à côté de la moto à nouveau et se préparant de partir, mais plus tard, devant son assiette de fromage et la télévision à 22 h 00 largement passé, quand je rentrai de la poubelle, il m'annonça, "Je pense qu'ils étaient très surprise par la qualité et le professionnalism du projet."

"Oui, et je ne suis pas sure que ce fut un compliment quand elle l'appela 'professionnel'."

"Mais, oui," me répondit-il.

Alors, il faut lâcher cet ennui, comme un châle de déprime, qui s'installe après chaque petit défi passé et me remettre à ce petit jardin et le rendre quelque chose avec lequel ils se sentiront bien.
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Je viens d'amener les chiennes à leur "toilette" à côté, et que vois-je par la fenêtre? Baccarat s'est précipitée faire un poo-poo dans la plate bande à côté de la dernière pivoine. Au moins elle comprenne qu'elle ne doit pas faire dans le gazon.

Je vais aller regarder mes pousses d'herbe.

No, en fait, je vais plutôt aller fermer les volets et me renfermer dans ma chambre avec un bon bouquin sur les jardins.
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The new shoots of grass

I know this picture is completely devoid of interest, like most pictures of "the baby" to anyone but his parents, but this is the most beautiful of things to me that's how much I am attached to the idea of a uniform, emerald, luxurious lawn (to each his own!).

I saw them the other day for the first time, but only on the side where I had spread manure mixed with topsoil, and not on the side where I had covered the grass seed with manure only. I was panicking with anxiety these last few days, worrying that I had burned them alive with the nearly pure manure before they had even had a chance to burst into grass. In my more sane and rational moments, I told myself that all would be well. I had probably just put down more manure in that area than the manure mixture elsewhere.

And today, there are new blades of grass everywhere. One is always better off not telling oneself scary stories. Patience -- and Confidence -- should always reign!
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The renovations

Very briefly, we went to the bank Saturday morning to meet with Madame Morel and decide on the sum and the terms of the loan for the work. Like Madame Morel said, Audouin was surrounded by women, and this was a good thing because I think we were able to encourage him to do the best deal.

He thought it would be better to use money in an investment account with ING at a low interest rate to bring down the capitol of the loan, but I argued that since interest rates are fairly low right now, it would be better to keep that money in a slightly higher rate in a savings account at our bank as a cushion, giving us more flexibility, use a part for the garage and the rest to pay down the loan faster if we wish, particularly if the interest rate climbs from 4.6% near the 6.6% ceiling, which has never happened since he negotiated the same loan for the house in 2002. The rate can also drop to as low as 2.6%.

Madame Morel sweetened the deal, offering to waive the customary penalties for early pay-down on the loan, and Friday I return to finish it up.

Monsieur Aubrun is supposed to call during the week to give us a better idea of the date they will be ready to start work here in May.

It's almost on its way!
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The presentation

It was last evening. Audouin waited all afternoon for me, at the same time as he waited for a hoped-for call from his two youngest children, who had decided Friday evening not to come this weekend as they were supposed to do in a little blackmail. I know he is right when he says that they are hurting, but those close to us recognize it for what it is. Besides, blackmail is generally practiced by those who aren't really very okay and stable.

We left around 6 PM on the bike, my foam-board presentation boards covered with the sketches and pictures of the plants proposed, organized in their groupings in the garden, protected in a big plastic bag from the Fnac, saved from one Christmas or another. He was right to insist that we take the bike because of the heavy traffic on the highway into Paris with everyone returning from the weekend in the country, made worse still by some construction not far past Mantes la Jolie that merges three lanes into two and makes everyone on four wheels miserable. On two, we can pass between the cars in the fast and middle lanes rather than sit behind a line of vehicules creeping along for miles at a snail's pace.

This, dear American reader, is a standard pratice becoming increasingly accepted, to the point that the two lanes tend to maintain a "motorcycle lane" between them. The notion is that the more people who ride "deux roues" the better traffic flows for everyone, getting rid of that many cars.

All the way to Saint-Germain I tried to stay positive. I was prepared, I had a solid idea to present, and it was certain anyway that they were not going to accept everything. I knew it. Our friend had been sufficiently clear in her description of what she likes that it was probable that there were quite a few superfluous elements. Why propose them, then? Good question.

Once there in the garden again, certain things seemed clearer and obvious. It's really so small. Huge doubt, anxiety. Would you care for something to drink? General conversation. It's time. Positive that I was going to knock them on their butts, but not at all as I would have loved to have done, I got the boards and launched in.

The response told me that the project filled them with doubt. Nobody gasped in delight. More like in surprise and shock. It's okay. A lot of explanations needed to be given to explain why certain elements really would work and they'll love them once in they are in place, and the changes desired didn't surprise me in the least. One pergola goes. Too sophisticated. The other seems to be alright, but I must take care to keep it from being too elegant. One terrace will be replaced by the continuation of the lawn right up to the reflecting pool, except for a border paved in stone to avoid mowing a tiny strip of lawn, which would only be perilous for the few plants that will find their home there. A tree, the partener of a pair I had proposed, goes too. I sketched the changes quickly for them, and I like the result just fine.

I could say in all honesty that the idea to contine the lawn up to the reflecting pool and stay with plants in the style of a romantic English garden instead of the sunny Mediterranean herb garden with the lavender, thyme, and rosemary that she doesn't like -- even though these plants participate hugely in the English garden -- poses no problem because I had considered another solution closer to what she wishes that pleased me as much, but I had felt obligated to propose these great classics of the herb garden. So, it will be woody perennials and other aromatic plants that she likes better for the kitchen and for their type of vegetation.

Having prepared the boards with the pictures of the plants proposed in the document I left them, grouped according to their groupings in the garden, was a big help because she was able to say, "These are the plants that I like best. It's great because it's like choosing the actual plants." Which was, of course, the intention.

Getting up when we had finished, she said, "It's [pause] very professional."

"That's the nearly 20 years in architecture." I felt a little uncomfortable, though. I think it was the pause that did it. Maybe a less detailed and more basic presentation would have put them more at their ease, but Audouin assured me no. He was there for the presentation, and he was a big help, offering occasional comments intended to reassure them or close an open parenthesis, saying things like "You know, you can always leave it for now and then plant it later if you think that maybe that plant was necessary after all." He even went out to look for the moss on the trees to confirm that I was right in my placement of north. I was delighted.

I can't say that he exactly complimented me once we were back at the bike, getting ready to leave, but later, sitting in front of his plate of cheese and the television well after 10 PM, as I walked in from a trip to the recycling bin, he came out with, "I think they were really surprised by the quality and the professionalism of the project."

"Yeah, and I am not sure it was a compliment when she called it 'professional'."

"Sure it was," he said.

And so, I have to shrug off this sort of shawl of depression -- like a little let-down -- that always follows a task accomplished and get back to the garden and make it something with which they will feel comfortable.
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I just brought the dogs back in from their toilet area, and now I see Baccarat poohing in the planting bed next to the last peony. Oh well, at least she understands Not.In.The.Grass.

I'm going outside to look at my grass shoots.

No, actually. On second thought, I am going to go close the blinds and curl up in bed with a good gardening book.
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