vendredi 18 avril 2008

Overwhelmed, dépassée, transported, satisfaite par the design du jardin

The Leptospermum scoparium 'Red Ensign' buds,
or New Zealand Tea Tree
(I think it's that cultivar, the tag only said "rouge", but the leaves correspond; and, last year's plant at right)

Version française à venir... je dois faire les courses avant que le supermarché ne ferme.

Lundi 21 avril
Ca il y est, vous pouvez naviguer en bas pour la version française à la Jacqueline, française par procédure administratif. Heureusement, on ne te demande pas de passer le bac français.

I killed this plant last year. No, it is not a resurrection; I went and bought a new one. I was too sad. I don't even know how I did it, which isn't very helpful for this year. It lives in a pot I super-glued back together, along with my fingers, and I need to find it a sunny home.

It's leaves are tiny, only about 10 mm long and tinged with red, so this is a very close-up close-up.
....

My garden

I have been neglecting it sadly since my frenetic activity a week ago. It's been nearly a week since I seeded, but I don't see and grasslettes, and I am getting tired of yellow and red tulips, never my favorite garden colors, nor my favorite colors in the Crayola box. Give me purples and blues and heady pinks and butter yellows and bronzes any day. And whites. Orange, with the purple, magenta and blue. Periwinkle!, like my first European trip backpack.
....

Other people's gardens and a marriage

I am nearly ready to show my first concept and plant selection ever to our friends, and I am hopeful but terrified that they are going to keel over in shock. Overwhelmed. If they reject everything and send me back to the drawing boards with strict orders to be obeyed, I will hang my head -- only once alone again -- and do what they ask and be happy that I went through the exercise. It has been so exciting to do this. It's a bit like writing, or what I read of what writers say about writing, not like it is like that for me. I just do it compulsively.

I read in Penelope Hobhouse's introduction to her book of garden designs (a gem) that her first instinct is always her right one. It isn't uninformed, either, because once you work with spaces, you have a sense of space, and you see the problems and the issues right away. It's like your brain is working on resolving it even before you have asked it to think about the problem, and then it tells you what it is with some solutions at the ready.

I can't tell you much, though, because it wouldn't be right to describe the project here before they have seen it, but I will once they fall on their faces and the cats get their tongues.

Please like it, please, please, please. Not that I am begging or insecure, I assure you I am neither.

Meanwhile, Audouin aggravated me the other evening by saying that the only thing that worries him is that I am intolerant and will not appreciate my clients' dissent.

"That," I retorted with restraint, "is the thing that disappoints me perhaps the most; I don't think you really know me, which is either excusable or unforgivable after nearly 6 years of marriage." That was nicely phrased, with just the right amount of righteous indignity, don't you think? I thought very carefully before I chose the word "disappointed" and added "perhaps" just so that he would know that there are other things that disappoint me.

"I do not tell people what they have to do," I went on, "I look at the situation, ask them many questions about what they wish, what they like and how they see themselves using their space, and then I go and think about how to make that happen for them in ways they could not imagine themselves. Then, my job is to present my work in as convincing a way as possible, answer their questions, let them think about it, and to bury my agony when they do not agree and benefit from their criticisms and suggestions, which nearly always help the project. My job is to take their response, integrate it and interpret it in a way I love and that they can love, too."

"Oh, well then," he said, "if that's true, that's fine. It's just that you are not at all like that with me."

"You are my husband, not my client! Of course, I defend my turf and what I want with my teeth bared with you, there's so much more at stake! Wait, why am I justifying this to you anyway?"

"It's just that I worry about how you will handle things." I counted to 10. Why did I get married. Why? I was doing just fine before, and actually did my job, back when I was still being an actual architect, laudably well.

You know what, I have realized that I get further with him by treating him like my client. Is that bad?
....

Le Leptospermum scoparium 'Red Ensign'

Je tuai cette plante l'année dernière. Non, ce n'est pas une résurrection; je suis allée acheter une nouvelle. Je fus trop triste quand je me suis rendue compte qu'elle n'allait pas "revenir" avec un peu plus de temps. Je ne sais même pas comment je le tuai, ce qui ne promet pas grandes choses pour cette année. Elle vie dans un pot en céramique qui passa ces dernières années en trois morceaux dans un tas de vielles choses, cassées. Je collai les morceaux (et mes doigts) avec de Loctite, et elle passera un moment comme cela, jusqu'à ce que je la trouve son chez lui dans un position ensoleillée.

Ses feuilles sont miniscule, à peu près seulement 10 mm de long, et teinté de rouge foncé, alors cette photo est une macro-macrophotographie.

....

Mon jardin

Je le néglige méchamment depuis mon activité frénétique d'il y a une semaine. Ce fait presque une semaine depuis que je semai, mais je ne vois toujours pas de petites poussées de nouvelles herbes. Et, j'en ai un peu marre des tulipes jaunes et rouges, jamais mes couleurs préférées dans le jardin, ou dans le carton de crayons "Crayola". Donne-moi plutôt les violets et les bleus et les roses somptueux et les jaunes beurre et les bronzes. D'orange avec de violet, de magenta et de bleu. Pervenche! Pervenche comme mon sac à dos pour mon premier voyage en Europe.

....

Les jardins des autres et un mariage

Je suis presque au moment pour montrer la première proposition du concept du jardin à nos amis, et je suis pleine d'espoir mais terrifiée aussi qu'ils vont tomber parterre de choque. Accablés. S'ils rejettent tout en me renvoient à la planche munie d'ordres stricte à obéir, je tomberai la tête -- seulement un fois seule -- ferai ce qu'on m'a demandé de faire, même si ce n'est que de rajouter quelques petites plantes autour de ce qui existe aujourd'hui, heureuse d'avoir fait l'exercice. Ce fut si génial et stimulant de faire ce travail. C'est un peu comme d'écrire, ou comme ce qui dissent les écrivains de leur travaille, pas comme d'écrire c'est comme cela pour moi. Je ne le fait que comme une compulsion.

Le paysagiste anglais Penelope Hobhouse dit dans son livre de ses dessins de jardin (un vrai bijou) que son premier instinct prouve toujours le bon. Il ne s'agit pas des idées mal fondées non plus car une fois qu'on travaille avec les espaces, on peu les lire, on les sent et on voit immédiatement les problèmes et les possibilités. Et puis, c'est comme l'esprit commence à se pencher sur le problème sans que tu lui demandes, et il te le caractérise et te propose quelques lignes d'attaque à lesquelles il a déjà réfléchi.

Je ne devrais pas vous dire plus, quand même, car ça ne se fait pas de dévoiler son projet en publique avant le client, mais je le ferai une fois qu'ils se sont ramassés de parterre et ils retrouvent la capacité de parler.

Si vous plait, appréciez-le, s'il vous plait, s'il vous plait! Pas que je cherche des compliments ni que je suis peu sure de moi-même. Je vous assure que ce n'est ni l'un ni l'autre.

Dans l'intervalle, Audouin réussit à m'énerver l'autre soir me disant que la seule chose qui l'angoisse est que je suis intolérante et les demandes de mes clients me contrarieraient.

"Ca," réplquai-je avec beaucoup de retenu, "c'est peut-être la chose qui me déçoit la plus. Je ne pense pas que tu me connais, ce qui on peut excuser ou est impardonnable après bientôt six ans de mariage." Ce fut bien dit, avec la juste mesure d'indignité justifiée, n'est-ce pas? Je réfléchis bien avant de me décider sur le mot "déçoit" et rajoutai "peut-être" pour qu'il saura qu'il y a d'autres choses dans notre couple qui me déçoivent aussi.

"Je ne dis pas aux gens ce qu'ils doivent faire," continuai-je, "J'étudie la situation, leur pose beaucoup de questions pour savoir ce qu'ils souhaitent, ce qu'ils aiment et comment ils s'imaginent dans l'espace, et puis, je cherche des solutions qu'ils n'auraient pas su apporter eux-mêmes. En suite, mon travail s'agit de leur présenter mon projet dans une manière claire et convaincante, répondre à leurs questions, entendre ce qui ne leur plait pas, et les laisser réfléchir tranquillement lorsque je retravaille le dessin selon ce qu'on me communiqua, enterrant ma souffrance et ma fierté quand ils ne sont pas d'accord en choisissant de bénéficier de leurs critiques et leurs idées, ce qui aident toujours beaucoup à avancer le projet. En somme, mon travail et d'écouter leur réponse, de l'intégrer et l'interpréter d'une manière que je peux aimer et qu'ils peuvent aimer aussi. C'est à ce moment là que le projet est réussi."

"Ah, bon," dit-il, "si c'est comme ça, c'est bien. C'est juste que tu n'es pas de tout comme ça avec moi."

"Mais tu es mon mari, pas mon client! Bien sur que je défend mon bout de terrain d'une manière plus aigue. Bien sur que j'ai plus tendance à monter en épingle avec mon mari, il y a tellement plus à risque! Mais attend, pourquoi dois-je me justifier?"

"C'est juste que m'inquiète pour comment tu vas t'occuper des choses." Je comptai jusqu'à 10. Pourquoi me suis-je mariée? Pourquoi? J'allais très bien avant, et je fis mon boulot d'architecte, quand je l'étais toujours, louablement bien.

Mais vous savez quoi? Je suis en train de me rendre compte que j'avance plus avec lui en la traitant de client. C'est mauvais cela?
....
Enregistrer un commentaire