jeudi 29 mai 2008

Le plateau: que de bonheur, que des A!

Bientôt, la moto
(et pas juste une copie de l'immatriculation du concessionnaire)
English to follow below.
30 May
Here, way down below, is the English version. The title refers to the first part of the motorcycle licensing exam in France, which I (finally) passed on Wednesday.
Je.suis.morte.

J'ai à peine dormi la nuit de mardi à mercredi à cause des nerfs et de l'anticipation du réveil qui allait sonner à 5h55.

Le plateau. Il y a deux épreuves pour avoir le permis de moto. Depuis quelques années, ils ont fait que cela soit plus difficile (pour ne pas dire beaucoup plus difficile) d’obtenir dans l’idée de faire en sort à ce que moins de "petits cons" qui se flingue sur les routes.

Il faut alors faire preuve de la maîtrise de la moto hors circulation et en circulation, qui passe par les noms de "plateau" et de "circulation".
Le plateau est la partie hors circulation. L'épreuve consiste en 5 parties:
"La poussette" ou de pousser la moto sans l'aide du moteur. Cadeau. Si on n’est pas trop nul, on passe directement à la partie des "vérifs", ou les vérifications à faire quand on prend la moto. On tire au sort l’un des trois séquences de vérification possibles et on prend une souffle, espérant ne pas perdre déjà ses esprits.
Les trois prochaines épreuves sont considérées comme les plus redoutables.
D'abord, il y a le parcours à allure lente, qui consiste à manier sa moto en première vitesse à allure réduite, avec et sans passager. Il faut toujours faire un slalom très serré entre des cônes et des piquets, parfois une figure en huit, un demi tour entre des cônes, etc. On n'est pas chronométré (merci, Dieu). C'est la précision et le contrôle qui compte.
Un parcours sans faute égale un A. On a droit à une faute, mais c'est un B. Deux fautes égalent un C. Pour réussir le plateau, il faut un minimum de 3 B's et 1 A. Un C est éliminatoire, ainsi que la chute pour le parcours lent et le parcours rapide. Une faute serait de mettre un pied parterre, de déplacer ou de faire tomber un cône ou un piquet, de se tromper de parcours (ce dernier est peut-être éliminatoire, aussi).
Le parcours à allure normale, dit "la rapide". C’est là où la plupart se plante, et il suffit peu pour le rater et partir en ignominie, tristesse et déception sans bords.
Il y en a quatre possibles, et le tirage au sort et fait le matin, comme le parcours lent et "la poussette". Toutes les quatre demandent que le candidat démarre, accélère et arrive à entre 35 et 40 km/h avant l'entrée au slalom.
Ensuite, il faut slalomer entre 8 cônes à une allure d’à peu près 40 km/h, ou un chouya de plus, quitter le slalom et se diriger au bout de la piste pour négocier un demi-tour en première à l'allure réduit sans dépasser un largeur marqué au sol par des traits blancs qui délimite un largeur d’à peu près une voie de route. Cela sans poser le pied parterre. Puis, on accélère pour rentrer dans le slalom en troisième.
C'est à partir de ce moment que les parcours diffèrent. On peut terminer en rétrogradage et freinage, en freinage d'urgence, ou en réalisant un évitement soit par la droite soit par la gauche. L’évitement termine en troisième avec un freinage d'urgence entre deux cônes, ou en catastrophe.
On est chronométré. Par sol sec, on doit effectuer l'épreuve entre 19 et 22 secondes, et par sol humide entre 20 et 23 secondes. On a droit de dépasser par 0,5 seconde, mais ceci compte comme une faute, et une faute égale un B. On peut effleurer un cône sans que cela ne compte comme une faute, mais si on fait tomber ou sauter un cône, c’est une faute.
Si l’on a eu la chance et tout fut bon, on passe aux "fameuses fiches". On adore les fiches. On s’amuse comme les fous à les apprendre par cœur. Toutes les 20. Je blague.
Elles parlent des sujets tels que la formation du motard, les différentes motos, leurs utilisations et un comparaison de la moto et la voiture, l'état physique du motard (l’effet de la fatigue, de la drogue et de l'alcool), l'entretien de la moto, la vitesse, le freinage, la moto la nuit, l'assurance, les accidents, les manœuvres et les situations dangereuses, etc. C'est la partie théorique.
Certains inspecteurs font le candidat réciter par cœur sans poser des questions. C’est stressant. D'autres font cela plus comme un échange. S'il est clair que le candidat connaît très bien le sujet, on ne le laisse même pas finir tous les points ; le but c'est de savoir qui les sait bien et qui ne les a pas appris. La notion est que si le candidat connaît une fiche bien, il connaît toutes les 20 bien car il ne peut savoir avant laquelle il aura le jour de l’examen.
Le tout fini avec une question concernant les panneaux de la route et leur application à la moto. Cerise sur le gâteau.
Pour le dire, dés qu'on à un C, c'est fini. On ne continue pas. Si on a 3 B’s avant les fiches, il faut un A. Ce n’est pas évident. Il faut être incollable et parfait pour l'obtenir. L'idée est de réussir un A sur les vérifications et à la "poussette" car c'est par loin la plus facile et il assure le droit à l'erreur après.

Pour le dire aussi, il suffit un tout petit moindre chose presque trop insignifiant pour ne pas réussir au parcours lent et au parcours rapide. C'est très fâcheux. J'ai échouée par peu et j'ai vu des autres échouent par peu, et cela fait très, très mal. L'échec au plateau ne veut pas dire que la personne sera un mauvais motard. Non ! Il y a des moniteurs de motos qui ont mis 3 ou 4 fois pour le passer. Il faut gérer ses nerfs tout autant qu'il faut maîtriser l'aspect technique. Pas chose facile pour tous. Il y avait un jeune homme qui passa hier -- son quatrième essai.
Mais, les gens sont vraiment très gentils les uns avec les autres. Il y a un véritable esprit de soutien à la piste du plateau, pour ceux qui passent le plateau et pour ceux qui sont là pour passer le deuxième partie: la circulation.

Hier je revis une fille qui échoua avec moi le 13 mars. Elle fut ma passagère en mars, et je fus la sienne, et elle le fut encore hier pour tous les 5 de nous. Tout le monde s'embrasse, se rassure, échange des expériences et des histoires. On est jeune, on est plus âgé, on est noir, blanc, arabe, professionnel, étudiant, mère, grand-père. C'est vraiment démocratique. J'adore cet aspect de la moto.

Et moi alors.
....
J'eus mal au ventre avant. Ça me réveilla avant le réveil, et ce fut la catastrophe arrivant en St.-Germain-en-Laye juste avant 8 h. Où aller dans les secondes qu'il me fallait avant d'être obligée de rentrer chez moi dans la humiliation totale? Je arrivai tôt au rendez-vous alors je ne pus prendre le risque d’aller jusqu’à l’école de moto pour la trouver fermer. Je fus désespérée. L’hôpital public ? Je ne trouvai pas facilement l’entrée. La station service Total ? Pas certain qu’il y ait une toilette publique. Je retournai dans le panic pour entendre qu’il n’en avait pas. Je ne pus lâcher l’affaire facilement.
"Je suis malade. " La femme au comptoir me regarda un instant et prit pitié pour moi, et je lui dois une dette de gratitude.

Arrivée à la piste, les jambes flageolaient avant le parcours lent et je crus que j'allais être malade à nouveau.
"C'est normal," me dit Patrick, "Ça va aller. Cette fois c'est la bonne; je le sens." Rien à faire mais de croire en moi. Je sus que je fus prête, mais les nerfs! Ils sont terribles à gérer. Je monte pour le lent. Je regarde Patrick. Je regarde les autres, cherchant le regard de l'inspecteur. Je regarde le parcours. Je me dis, "Tu l'as fais sans aucun problème chaque fois hier soir. Il n'y a aucune raison que cela ne se passe pas bien maintenant. Respire et vas y."

Et, ce fut parfait la première fois! Ouf.

J'attends le rapide.

"Patrick, mes jambes ne me soutient plus."

"C'est normale. Tu l'auras."

Les autres commencèrent. Je allai à ma moto -- celle de l'école de moto dont je me sers et à laquelle je me suis habituée -- et je lui caressai son réservoir, "Ok, ma belle, c'est la dernière fois qu'on fait ça ensemble, toi et moi."

Patrick la met face à la piste, "Vas y."

"Je dois respirer." Je me assieds. Je me relève pour mieux m'installer. Je regarde les cônes devant moi et me dis que je réalise ce parcours à chaque fois dans les 20 à 22 secondes, même la veille, quand je dus aller doucement en raison du sol humide et des gravillons. Les quelques points techniques qui m'embêtaient encore deux séances avant ne devaient plus m'occasionner de problèmes. Je l'avais bien vu la veille.

Je me lance. Tout se passe bien. Je ne coince pas en engageant les vitesses. Je m'étais décidée d'aller pour la précision la première fois, et plus de peps la deuxième (s'il la fallait).
Le demi-tour, parfait. Je me parle; je fais le commentaire de mon travail.
Maintenant, le slalom à nouveau, et puis passer l'inspecteur sans couper le moteur avant, rétrograder proprement et freiner sans faute avant la ligne C3 marquée au sol.
Je m'arrête nickel plus qu'un mètre avant la ligne, je me dis, "Oh my God, that was it!" et j’entend derrière moi, "Mais, qu'est-ce qui s'est passé?"

Je me retourne. L’inspecteur est là, les épaules haussées, les mains étendues vers moi. La non compréhension. Je ne comprends plus rien. C’est le choque total. J'ouvre les yeux grands, "Mais..."

"C'est bon!" crie-t-il, un grand sourire. Il était l'inspecteur au moment de mon échec en mars et au code quand je l’eus sans faute en octobre.
J'éclatai de rire, et me retournant dans la selle, je vis tout le monde avec des énormes sourires en train d'applaudir! Je fis un bond dans la selle, poing dans l'air, "YES!!!!" Ce fut l’un des plus grands des tous petits moments dans la vie.
Je descendis de la moto, m'agenouillai et fit un bisou de la main au sol. La paix avec la piste de Rambouillet.

C'est fait.

Merci, Patrick, bientôt le meilleur des amis.
....
Maintenant, il ne reste que la circulation le 10 juin, et tout est déjà en marche pour l’achat et l’immatriculation de ma moto, une 2004 BMW 650 Scarver.
Bien sur que j’ai l’intention de passer la prendre rentrant de l’épreuve de circulation.
....
I.am.dead.

I barely slept Tuesday night from nerves and anticipating the alarm, set for 5:55 AM. My hour of birth.

The "plateau". There are two exams for the motorcycle license in France. A few years ago, they changed the preparation and examination process to make it more difficult (even much more difficult) to get a motorcycle license. The idea was to reduce the number of "petits cons", or little jerks, who kill themselves on the roads.

You have to show that you can handle the bike on a technical course and in traffic. The exams take place on two separate days, with different preparation.
The "plateau" is the technical part, and the exam consists of 5 parts:
"La poussette". This involves pushing the bike (184 kg for the one I used, a Yamaha 500 GS) with the motor cut through a course of gates. Piece of cake. If one isn't completely incompetent, one goes directly onto the verification of the bike, or what you need to check before heading out. I talk about this all the time in French, and I am honestly having a bit of a hard time finding the right words in English. You draw one of three different sequences of verifications -- the motor and owner's manual, the parts of the cycle and gloves, or lights, security and helmet -- and take a deep breath so that you don't suddenly draw a huge blank and completely mess up already. This, after all , is the easy part.
The next three parts are considered the hard ones.
First, there is the slow course, which involves the mastery of the bike in first gear at low speed, with and without a passenger. There is a slalom through gates made of cones and uprights, where the distance between the gates is quite reduced, and either a U-turn between cones, a figure eight, etc. One is not timed (thank you, God). It's the precision and control that count. You can't stall.
A course completed without fault equals an A. One has the right to a single fault, but that equals a B. Two faults, and it's an automatic C and elimination on the spot. To pass the "plateau", you have to have a minimum of 3 B's and one A somewhere. A C eliminates you immediately from further examination, as does a fall or an error in the course for the slow and the rapid. A fault would be to put a foot on the ground, to knock over a cone, or to send one flying, poorly controlled braking, and so on.
The there is the fast course, fondly called "le rapid". This is where most people fail, and it doesn't take much to leave in ignominy, and unlimited misery and disappointment.
There are four courses possible, and the draw takes place in the morning, before the first exam session. All four require the candidate to start the bike, accelerate and enter the slalom in third gear at about 35-40 km/h.
Then, you have to slalom between 8 cones at about 40 km/h, or a little more, exit the slalom and head for a U-turn requiring that you down-shift to first, brake, and turn around a cone without exceeding a certain width -- about a single lane of traffic, or a little narrower -- marked by white lines on the ground. Then, you accelerate, reenter the slalom in third.
It's from this point on that the four courses differ. One ends with down-shifting and braking within a certain distance, another with an emergency braking and the last two involve an avoidance maneuver, from either the right or the left, in third gear, followed by braking between a distance the length of the bike marked by two cones or in catastrophe.
It's a timed course. On a dry course, must complete it between 19 and 22 seconds, and on a wet course, between 20 and 23 seconds. There is an allowance of 0.5 seconds, but this equals a fault, and a fault equals a B. It's alright to brush a cone without it counting as a fault.
If one is prepared and lucky and all has gone well, the last part are the "fameuses fiches", or the series of cards, each covering a theme. We love the "fiches". It's a ton of fun to study and learn them by heart. All 20 of them. I am kidding, of course. It's no fun whatsoever.
The cards cover subjects such as the preparation of the motorcyclist, the different motorcycles, their uses and a comparison of the motorcycle and the car, the physical condition of the motorcyclist (the effect of fatigue, drugs and alcohol), the maintenance of the bike, speed, braking, riding by night, insurance, accidents and what to do in the presence of an accident, anticipating dangerous maneuvers and situations, etc. It's the theoretical part. You draw one of the 20, face down.
Some exam inspectors treat the "fiches" like a discussion, but others make the candidate recite the points covered by the subject of the card, cold. That is very stressful. If it's clear that the candidate knows his or her stuff and masters the subject, the exam inspector sometimes doesn't even bother making them finish. The idea is to know who knows their stuff and who hasn't learned them. If the candidate knows one "fiche" thoroughly, they know them all because you can't know which one you will draw on the day of the exam.
It all ends with a single question of 40 possible on the signs of the road and their application to the motorcycle. The cherry on the cake.
One C, the exam is over. If you have 3 B's before the "fiches", you have to get an A to pass. It's not so simple then. You're going to have to know it cold. The pressure is turned up. The best is to assure your A on the verifications and the "poussette" because that is by far the easiest part. The A there gives you room for error later, and you need it because the tiniest little insignificant seeming thing is enough to trip you up on the slow and the fast courses. It's nerve-wracking. I failed by a hair's breadth, and I have seen others do it, too, and that really hurts. Failure on "le plateau" doesn't mean you'll be a bad motorcyclist. There are teachers in the motorcycle schools who have needed 3 or 4 times to pass. It requires mastering your nerves as much as the technical points of riding a motorcycle. Not an easy thing for everyone. There was a young guy who passed yesterday with me -- his fourth attempt.
But everyone's so nice and supportive of one another, usually. There is a real sense of camaraderie between everyone present -- the teachers, those there to pass the "plateau" and those who are there to pass the second part: "la circulation", or the part in traffic.

Yesterday there was a young woman who failed with me back on March 13. She had passed the "plateau" last week and was there for the traffic part a little later. She was my passenger back in March, and did it again for all 5 of us passing Wednesday. Everyone talks together, reassures each other, exchanges experiences, information, and stories from their previous experiences, and offers encouragement, and sympathy if needed. We are young, we are older, we are black, white, of Arab descent, professional, student, artisan, mother, grandfather. It's really democratic. I love that aspect of the motorcycle.

Riding the bike is pretty terrific, too.

And so, my story.
....
I had such intestinal troubles, as usual! It woke me before the alarm, and it was nearly catastrophic arriving in St.-Germain-en-Laye just before 8 AM. Where to find a public toilet in the few seconds remaining before I would be obligated to go back home, in complete disgrace without even making it to the motorcycle school? I was early for our appointment there, so I couldn't take the chance to go park the car, get there and find it locked. It was desperate. The hospital? I couldn't find the entry, driving around it. Serious. The Total gas station I had passed? Not certain there would be a public toilet, but I went back since it was my best chance only to hear they didn't have one available to the public. I couldn't let it drop that easily.
"I'm sick. " The woman behind the counter looked at me an instant, and then took pity on me. I owe her a debt of gratitude. Audouin says it is the stress hormones released by the brain that do this to your intestines. Great. Just great.

Once we were there at the exam place, my legs turned to noodles just before the slow course, and I thought I was going to be sick again.
"It's normal," says Patrick, "It's going to be fine. This time is the one; I feel it." Nothing to do but believe in myself. I had failed before, but I didn't have to this time. I was even more prepared; I was ready, but the nerves! Nearly impossible to control. I get on the bike. I look at Patrick, next to me. I look at the others and meet eyes with the exam inspector. I look out over the course of cones and gates. I tell myself, "You did it with no problem every time last night. There is no reason that it shouldn't go as well not. Breath and go."

And, it was perfect the first time! Phew.

I join the others and wait for the fast course.

"Patrick, my legs are barely holding me up."

"It's normal. You'll have it."

The others began. I went over to my motorcycle, the one I used throughout my classes, and I touched the gas tank, "OK, my pretty one, this is the last time we're going to do this together, you and I."

Patrick placed it facing the course, "Go ahead."

"I have to breathe." I mount. I stand on the footrests to get settled. I look at the cones laid out before me and I tell myself that I manage this course every time in fewer than 22 seconds, even the night before when I had to go easy because the pavement was wet and covered with gravel. The technical points that caused me problems just two sessions before were resolved. I had seen that the night before.

I engage first gear, accelerate and head for the first cone of the slalom. Everything goes fine. I don't miss the clutch. I had decided to go for precision the first time, more speed the second, if necessary.
I just brush the first cone, and in a heartbeat, I think of my first teacher, the one I left, and how he exhorted us to send that cone flying since the closer we came to it with the rear wheel the better our trajectory through the cones. He'd have appreciated that, I thought. The cones pass. I accelerate gradually. I must be at about 45 km/h. Just before the last one, leaving the slalom, I accelerate toward the U-turn cone. Halfway there, second, then first. Eyes on the cone. There, a tiny rear braking, keep the body upright, eyes on the cone, pull the handlebar toward me, keep the eyes on that cone until I am looking back over my shoulder, then look up and find that first cone back into the slalom. Accelerate, second, third, slalom. Eyes on the cones that mark where I leave the slalom. Steady speed. The inspector. Cut the gas, second, a breath, first, brake. The bike stops on a dime more than a meter before the line, C3. A quick review in my head. Nothing. Nothing went wrong.

"Oh my God, that was it!" I think, just as I hear a voice behind me say, "But, what happened?"
I turn around and see the exam inspector, his shoulders drawn up, hands extended toward me, a look of disbelief on his face. I don't understand anything anymore. Complete shock, "But -- "

"It's good!" he laughs. It was the same exam inspector when I failed in March and when I got a perfect result on my rules of the road test in October.
I burst out laughing, and turning back in the saddle, I see everyone grinning and applauding. I jumped, and fist in the air, shouted "YES!!!" The French love it when I do that. It was one of the biggest of those little moments in life. What's funny is that when he announced my result -- which they usually don't do after the rules of the road ("Code") test -- everyone did the same thing, and I made a "YES!!!", with the fist. Think Sharapova.
I parked the bike near the gate, got off, bent down on my knees and pressed a kiss from my palm to the pavement. I made my peace with the examination course in Rambouillet.

It's done.

Thank you, Patrick, very soon one of my best friends.
....
Now, all that remains is the test in traffic on June 10, and everything is in the works for the purchase (finally... it has been waiting for me since last August at the BMW dealership) and the registration of my motorcycle, a 2004 BMW 650 Scarver.
Of course I will go straight there and pick it up on my way home from the exam. I'll just leave the car in the hospital parking lot nearby before.
....
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